Aménager les combles constitue un bon moyen d’augmenter la surface habitable de son logement sans construire ni déménager. Ainsi, la pluvalue apportée au logement est importante et la valeur de revente améliorée.

Plusieurs types d’aménagements sont possibles afin de transformer les combles en pièce d'appoint, chambre, salle de détente voire même en studio indépendant

Aménager les combles : aménagements possibles:

  Aménagement simple : si votre grenier existant dispose déjà d'un plancher et d’une hauteur sous toit suffisante, il vous suffit d'un « simple » aménagement intérieur (électricité, plomberie, etc.).
  Restructuration des fermettes en W bois : afin de rendre habitable les fermettes en W bois, une restructuration de la charpente est nécessaire. En cas d’installation de fenêtres de toit, une déclaration de travaux à la mairie est nécessaire.
  Rehaussement de la toiture : si la hauteur des combles est trop faible, le rehaussement de la toiture sera indiqué. Ce procédé implique une reprise de la toiture sous un angle de base plus élevé afin de rendre les combles habitables. Toute la charpente doit être refaite. Les aménagements de combles avec surélévation constituent aujourd’hui la majorité des travaux.
  Le décaissement : plus rarement, quand le rehaussement du toit est impossible, le décaissement permet de gagner la hauteur nécessaire en abaissant le plafond de l'étage inférieur.


L’aménagement des combles suppose aussi de bien veiller à l’éclairage naturel, l’isolation, l’habillage, l’escalier, l’électricité, le chauffage de la pièce de vie supplémentaire.

Aménager les combles : déclaration de travaux ou permis de construire

A noter qu’une déclaration de travaux ou un permis de construire peuvent être requis selon le type de travaux effectués. Renseignez-vous auprès de votre mairie pour connaître les réglementations en vigueur et les éventuelles contraintes d’urbanisme.

 

Isoler ses combles aménageables : de l'espace gagné

Une vie agréable sous les toits commence par une isolation performante quelle que soit la configuration de la charpente. Deux formules, exigeant une mise en œuvre exemplaire sont proposées, mono ou bicouche.
Bien qu'il soit possible d'utiliser des isolants en mousse synthétique (polystyrène expansé, extrudé…), l'isolation des combles est essentiellement réalisée avec des laines minérales grâce à leur facilité de transport et leur souplesse. Elles s'accommodent de toutes les charpentes et apportent une excellente isolation thermo-acoustique.

Avant de commencer

Avant tout travaux, une inspection de l'état de la charpente s’impose. En effet, lorsque l'isolation sera posée, elle sera quasiment inaccessible. Un traitement fongicide et insecticide s'avère nécessaire si ce n'est pas déjà fait ou si les bois sont attaqués par des insectes ou des champignons.
Quelle que soit la nature de l’isolant ou du système choisi, il est impératif de ménager une lame d'air de 2 à 4 centimètres entre l'isolant et la couverture ou l’écran de sous toiture, sur toute la sous-face de la toiture afin de préserver la ventilation du toit, sauf en cas de présence d’un écran de sous toiture HPV.

Les isolants minces réflecteurs

L'isolation des rampants de la toiture avec de la laine minérale diminue le volume habitable dans des proportions plus ou moins importantes du comble. C’est l’un des arguments des isolants minces réflecteurs (IMR) dont l’épaisseur de 20 à 30 mm permet de gagner quelques petits mètres carrés. En pratique, leur mise en œuvre très contraignante (présence de deux lames d’air, réalisation d’une étanchéité parfaite…) fait que l’épaisseur minimale du système mesure 10 cm d’épaisseur minimum (plaques de plâtre comprises). Si en plus on tient compte de leurs performances et de leur coût beaucoup plus élevé que les laines minérales, l’intérêt des IMR reste relatif.

En une seule couche

Les laines minérales sont proposées en épaisseur importante pour isoler les rampants de la toiture en une seule couche. Elles sont disponibles jusqu’à des épaisseurs de 26 cm. Pour respecter la RT 2005, il faut choisir une épaisseur minimale de 18 cm (R = 4,5). Deux options sont possibles selon ce que permettra la configuration de la charpente. Ces procédés apportent une isolation continue sans pont thermique mais qui provoquent une réduction sensible du volume habitable.

La couche est posée sous les fermettes ou sous les chevrons et entre les pannes. Des pattes métalliques sont vissées sur le flanc des chevrons ou fermettes. Un rouleau de laine de verre, de 1,20 m de large coupé selon la longueur du rampant est embroché sur les pattes. Des rails métalliques sur lesquels sera fixée la finition intérieure, sont clipsés sur les têtes des pattes.

Une alternative, l’insertion entre les rails métalliques de rouleaux de laine roche perpendiculairement aux chevrons.

Les solutions bicouches

Cette solution apporte un gain de volume habitable grâce à l’emploi d’une première couche posée entre les chevrons. Elle permet d’atteindre une isolation thermique très élevée (R supérieur à 6 m2.K/W) et assure un affaiblissement acoustique supérieur aux exigences de la réglementation. La pose se déroule en deux temps La première couche est constituée de panneaux de laine minérale sans pare-vapeur ou découpés sur mesure dans des rouleaux de laine de verre, insérés entre les chevrons. La seconde est posée perpendiculairement à la première. Plusieurs solutions sont possibles selon la nature de l'isolant et l’accès au chantier.

La plus ancienne consiste à agrafer sur un contre-lattage fixé sur les chevrons des rouleaux avec languettes, en laine minérale revêtue d’un pare-vapeur. Cette ossature constitue le support pour l'habillage final.

Plus récente et plus efficace (ponts thermiques limités), la seconde technique consiste à visser sur le flanc des chevrons des suspentes métalliques. Des rails métalliques sont clipsés dessus et maintiennent la seconde de panneaux ou rouleaux de laine minérale avec pare-vapeur. Les rails servent de support à la finition (plaques de plâtre, lambris…). L’avantage de cette technique est la possibilité de pose sur un chevronnage qui n’est pas parfaitement plan.
JP Nicolet

Isoler naturel

Les isolants naturels, à base de laine de mouton, de coton, de chanvre, de fibres de bois, de cellulose… peuvent remplacer les laines minérales. Mais attention leurs performances ne sont pas toujours certifiées et surtout il faudra, le cas échéant, ajouter un pare-vapeur, lors de la mise en œuvre.

Isolation gain de place

Que la solution soit mono ou bicouche, il est possible de gagner quelques centimètres en épaisseur de volume habitable à la condition express que l’écran de sous toiture soit du type hautement perméable à la vapeur. La laine minérale (la première couche en cas de deux couches) est appliquée contre l’écran. On gagne les centimètres de la lame d’air qui n’est pas utile avec un écran HPV.

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